Tristan : reconversion, entrepreneuriat & conseil environnemental

Afin de vous aider à trouver le job de sens qui est fait pour vous, des heureux travailleurs ont gentiment accepté de partager un bout de leur histoire…

1. Qui es-tu ? Peux-tu te présenter en quelques mots ?

« Je suis Tristan Duhamel, j’ai 52 ans, j’habite à Montreuil et je suis très concerné par la préservation de l’environnement. J’ai eu longtemps une vie passionnante de directeur artistique graphiste freelance. »

2. Comment as-tu entendu parler de Mon Job de Sens ? Pourquoi suivre le programme Ikigai ?

« Je connaissais Laura Caniot-Genevois par Zero Waste France que j’avais rejoint il y a 5 ans. Lorsqu’elle a créé Mon Job De Sens, j’avais déjà engagé ma reconversion, mais cela me permettait de m’assurer de mon bon choix, que je ferais une activité qui me plairait, de découvrir sur quels talents je pourrais m’appuyer.

Ça a été également l’occasion de rouvrir mes « chakras » sur des sujets que j’avais mis de côté. Par exemple, le problème des déchets dans les pays du sud où il y a tant à faire, et de m’y intéresser de nouveau. »

3. Quel est ton parcours et comment s’est passé ton déclic pour chercher ton job de sens ?

« Ma conscience écologique s’est renforcée au fil des années, quand j’étais graphiste, voire même avant. C’est un métier qui est polluant (impression) et l’on peut faire des choix qui vont permettre de limiter fortement cet impact négatif, ce que je proposais à mes clients. C’est à dire : nombre des supports limité, quantités imprimées, pérennité des documents, choix des papiers et des traitements…

J’ai souhaité avoir un impact plus fort encore. Je me suis formé au fil des années de manières très variées : documentation, mouvements citoyens, conférences, formations courtes diverses, ateliers, associatif… J’ai fait le MOOC « Devenir entrepreneur du changement », puis me suis lancé dans différents projets.

Celui sur lequel je me suis finalement arrêté a été la création de Déclic Écologique, « conseil enthousiasmant pour les entreprises ». L’enthousiasme est fondamental pour moi et particulièrement dans l’environnement. Le principe est de co-construire les solutions écologiques pour l’entreprise avec ses propres salarié.e.s, puis après, de l’accompagner dans la mise en œuvre progressive de ces évolutions. »

4. A quoi ressemble ta vie professionnelle aujourd’hui ? As-tu des projets en tête ?

« Je partage mon temps entre les entreprises où j’interviens et mon bureau situé dans un co-working à Montreuil, le Mundo-M, bel éco-système autour de ma thématique.

C’est là où je prépare les interventions en entreprise, le suivi de la mise en œuvre sur le moyen terme : ces bonnes pratiques vers le zéro déchet en entreprise, la réduction des consommations, l’économie circulaire nécessitent de s’impliquer progressivement. C’est là aussi que nous préparons la communication de Déclic Écologique.

L’autre partie du temps est consacré aux interventions en entreprise, à l’enrichissement de nos connaissances sur différentes thématiques. Rencontrer de nouveaux prospects est également une tâche importante qui se fait par les salons, le réseautage en tout genre, les conférences… »

5. Questions pratiques : comment gères-tu ton équilibre vie pro / vie perso ? Comment se déroulent tes journées de travail ?

« Ayant été indépendant précédemment, je connaissais déjà le fonctionnement quand on est son propre patron. Cette activité prend pas mal de place dans ma vie, avec des activités fréquentes le soir mais la passion m’anime et je n’ai pas à me forcer (ou presque).

Je n’avais et je n’ai pas de problème à passer de ma vie perso à ma vie pro plusieurs fois dans la journée, y compris le week-end. Cela signifie aussi que de temps en temps, je profite aussi de mon temps sur les heures dites de bureau. »

6. Quel serait ton conseil pour quelqu’un qui cherche son job de sens ?

« J’ai envie de dire qu’il faut s’ouvrir au maximum, aller dans des conférences, participer à des ateliers sur les thématiques qui nous plaisent, s’engager dans des associations ou des mouvements informels tels que les villes en transition ou les colibris, et faire !

Agir, car cela donne de la satisfaction personnelle et permet de voir ce que l’on aime ou pas. Il faut sortir de chez soi, partager, échanger… C’est vraiment le moment de tester tout ce qui nous attire car c’est comme ça que l’on apprend et que l’on fait le tri. Il ne faut pas hésiter à commencer un projet et finalement s’apercevoir que ce n’était pas ça. Se tromper fait grandir. »

7. Est-ce que ton secteur recrute ?

« Dire si mon secteur recrute n’est pas évident, mais sûrement oui, compte tenu des marges de progression écologiques qu’il y a dans les entreprises. Ceci-dit, tout le monde dit : la transition écologique, c’est génial, mais quand il s’agit d’y aller, il y a beaucoup moins de monde !

Nous, nous allons vers les entreprises qui ont déjà compris les multiples intérêts de changer. Les autres suivront quand elles comprendront que c’est bénéfique au niveau économique, humain, ainsi qu’en termes d’image. »

Un grand merci, Tristan, pour ton témoignage !

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