Bilan professionnel

Comment demander à son employeur de financer son bilan professionnel ?

Bilan professionnel

Ce n’est pas l’envie qui manque mais on a peur de le demander parce qu’on se dit qu’ils vont savoir qu’on est pas bien dans notre poste. SURPRISE : ils sont déjà au courant ! Il est rare qu’on soit capable de cacher à 100% un mal-être au travail. Surtout s’il y avait un mieux réel avant. Nos managers sont les premiers à s’en rendre compte.

Ils attendent que vous exprimiez une demande claire.

C’est justement le but d’un bilan professionnel (ou d’un bilan de compétences) : faire le point et mettre des mots sur votre besoin (#CNV au bureau ! ) [CNV = Communication Non Violente, l‘un de nos outils].

Souvent le collaborateur n’est pas si mal que ça et demande un ajustement dans son poste : un management plus collaboratif, plus d’autonomie, de reconnaissance, des modifications dans la mission, une augmentation, … bref du changement !

Et savoir l’exprimer n’est pas chose aisée, d’où l’utilité du bilan. 

Nos employeurs préfèrent qu’on disent « je veux partir » ou « j’ai besoin de changer ça… » plutôt que de rester dans une situation bancale dont personne n’est dupe. Payer 2000 € un bilan professionnel n’est pas cher payé à leurs yeux. 2000€ c’est moins qu’un mois de salaire au SMIC avec toutes les charges ! Alors imaginez financer des mois inconfortables pour un cadre. C’est d’une contre-productivité terrible pour eux !

Vous êtes évidemment plus efficace quand vous êtes bien en phase avec votre job.

C’est justement ce que démontre l’étude de 2017 de l’Institut Gallup (State of the Global Workplace, Gallup, 2017). En moyenne dans les entreprises, les collaborateurs sont :

  • 15% engagés. Ces collaborateurs tirent l’organisation vers le haut. Sont hyper motivés, apportent une bonne ambiance et stimulent leurs collègues.
  • 67% non engagés. Ils « vivotent », ils font le job mais sans plus, respectent leurs horaires mais ne s’engageraient spontanément pas plus.
  • 18% désengagés. Ils tirent la boîte vers le bas. Ils sont démotivés, parfois en veulent à leur employeur. Ils ont même tendance à démotiver les autres avec l’énergie négative qu’ils apportent.

Conclusion : en moyenne les entreprises sont plutôt tirées vers le bas que vers le haut ! Il s’agirait donc de remotiver les troupes pour atteindre des résultats satisfaisants. Et en attendant cela coûte cher à l’organisation.

Donc faites leur une fleur : demandez-leur un bilan professionnel et dites leur ce qui vous remotiverait (que ce soit dans cette organisation ou dans une autre).

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