Sophie Benabi

Sophie, partir des Ressources Humaines pour Ressourcer l’Humain, portrait #7

Afin de vous aider à trouver le job de sens qui est fait pour vous, des heureux travailleurs ont gentiment accepté de partager un bout de leur histoire …

1. Qui es-tu ? A quoi ressemble ta vie professionnelle ?

« Je m’appelle Sophie, j’ai 27 ans et je suis praticienne en soins et hygiène de vie ayurvédique. Passionnée par les soins naturels et le développement personnel, je suis également bloggeuse et youtubeuse afin de partager mon cheminement et les savoirs que je développe.

Mon cabinet s’appelle « soins verts de Sophie » en clin d’œil à mon blog qui s’appelle « les aventures vertes de Sophie ».

J’accompagne mes clients à travers des soins ayurvédiques (massages, soins aux plantes, soins à l’huile ayurvédique …) la phytothérapie, les consultations (pour connaître sa constitution ayurvédique, pour avoir un suivi naturel dans le cas d’une pathologie, ou bien un rééquilibrage alimentaire …) et le développement personnel.

Je continue à me former à l’Ayurveda en France et en Inde. Je pars souvent en Inde pour compléter ma formation sur des sujets précis et je me forme en herboristerie pour bien apprendre à soigner avec les plantes de chez nous également.

J’entame à la rentrée une formation en Kundalini yoga et chamanisme pour continuer à évoluer en tant que thérapeute.

Je travaille sur différents projets pour monter des ateliers ayurvédiques. J’écris un livre et je vais bientôt organiser des voyages en Inde dans l’hôpital où je me forme. »

2.  Quel est ton parcours et comment s’est passé ton déclic pour chercher ton job de sens ?

« Je viens d’une formation en école de commerce où je me suis spécialisée en ressources humaines lors de mon Master. J’adorais analyser l’humain et trouver des solutions pour son épanouissement. Mais le secteur ne recrutait pas vraiment dans les domaines que j’aimais car je voulais être généraliste. Un beau jour alors que j’étais en intérim au sein d’une grande entreprise,  une entreprise d’informatique m’a contactée pour me proposer un CDI sur un poste mêlant des compétences RH à l’informatique (SIRH) : j’ai accepté et me suis lancé dans l’aventure.

Un an après, une seconde entreprise me contacte toujours pour ces mêmes compétences et me fait passer ingénieure informatique en m’offrant des formations et des missions différentes.

Mais voilà, je gagnais bien ma vie et avait un CDI. Cependant, j’étouffais dans ce moule qui n’était pas adapté à moi ! J’avais l’impression de ne jamais être entendue, de travailler dans un domaine lacunaire uniquement basé sur le profit. Je faisais aussi 3h de transport par jour et j’étais épuisée.

Très sensible je captais toutes les manipulations de mes collègues et tous les jeux de rôle de mon équipe. Un soir j’ai pleuré comme jamais je n’avais pleuré et avec mon conjoint j’ai décidé d’arrêter de me faire du mal et de quitter cette entreprise. »

3. Comment es-tu arrivée dans ton job actuel ?

« Finalement c’est arrivé très vite. L’appel du chemin de vie sans doute.

Un mois après avoir rejoint ma nouvelle entreprise d’informatique, je  savais déjà qu’il fallait que je prépare mon futur. Que je me sonde pour trouver ma voie. J’ai donc cherché.

Je suis tombé un jour de travail sur l’Ayurveda qui correspondait parfaitement à ce que je recherchais. J’ai assisté à une conférence pour être sûre de ce que je voulais puis suite à ça, j’ai décidé de m’inscrire dans mon école actuelle tout en continuant mon job dans l’informatique. Je me suis inscrite en septembre 2016, l’aventure était lancée.

Je suis ensuite partie en Inde, en voyage initiatique en janvier 2016 parce que je voulais être certaine de mon choix à 1000% et je suis revenue avec des certitudes solides.

J’ai quitté mon CDI en avril 2017. Puis je suis partie dans un hôpital ayurvédique en Inde pour continuer ma formation en décembre 2017. »

4. Questions pratiques : comment gères-tu ton équilibre vie pro/vie perso ? Comment se déroulent tes journées de travail ? Accepterais-tu de dire quel est ton salaire ?

« Tout se passe avec fluidité. Je travaille à la maison dans mon cabinet. Ce n’est pas évident de faire la scission dans ses journées et on est très facilement amené à travailler plus que de raison car on travaille à la maison. Le soir j’ai du mal à déconnecter et le weekend n’en parlons pas. D’autant plus que je suis en couple avec un entrepreneur qui travaille également beaucoup … On s’entretient un peu dans cette bulle de travail…

Du coup je m’organise de sorte à avoir au moins une journée où je déconnecte totalement dans la semaine pour me reconnecter à moi et prendre soin de mon énergie. Et le soir j’évite de travailler pour bien me reposer.

Quand je travaille sur mes autres projets (en dehors des consultations) j’essaie d’aller dans un endroit neutre ou même à la bibliothèque pour éviter d’être constamment à la maison et j’essaie aussi de faire le plus de sport possible pour activer mon corps et me dépenser (et pour ne pas trop m’encrouter !).

J’ai lancé mon activité à mon retour d’Inde début janvier 2018. C’est encore trop frais pour dégager un salaire. Je construits actuellement mon activité et j’espère me dégager un salaire à la fin de cette année. »

5. Quel serait ton conseil pour quelqu’un qui cherche son job de sens ? Est-ce que ton secteur recrute ?

« Ecouter son intuition qui est finalement la meilleure guidance pour nous amener vers ce qui nous rend heureux en prenant le temps de bien se sonder pour faire ressortir les choses pour lesquelles on serait intransigeant avec soi (besoin de liberté ? Contact avec une population spécifique ? Besoin de travailler dans un environnement écologique etc.).  Pour écouter son intuition il faut lui faire de la place (de la place dans le mental, dans son organisation et de la place en terme de temps).  Cela peut passer par des temps de méditation, des temps d’écriture, des temps de ballade dans la nature, du sport etc.… Toute action qui finalement coupe le mental pour laisser part à notre partie intuitive.

Et puis dans les moments de doute, il faut prendre le recul nécessaire avant de prendre une décision au risque de regretter son coup de sang ou sa précipitation. »

 

Un grand merci Sophie pour ton témoignage !

Laura Caniot-Genevois.

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