Léa, entre monde de l’édition et monde associatif – Portrait #16

Afin de vous aider à trouver le job de sens qui est fait pour vous, des heureux travailleurs ont gentiment accepté de partager un bout de leur histoire…

1. Qui es-tu ? Peux-tu te présenter en quelques mots ?

« Je m’appelle Léa, j’ai 31 ans. Je suis originaire de Strasbourg. Mes études m’ont amenée à Paris et j’y suis restée pour travailler. Plutôt bonne élève au lycée, j’ai eu un parcours d’études un peu chaotique, « atypique » dirons certain.e.s. Littéraire, je suis passée par la case prépa, puis voulant faire de l’histoire de l’art, je suis entrée à l’École du Louvre. Et même si cela m’a apporté beaucoup de connaissances, cela n’a pas fonctionné pour moi.

Après une pause active (bénévolat, intérim), je me suis réorientée vers une formation courte. J’avais besoin de faire des choses concrètes, dont l’utilité était rapidement tangible. Intéressée par l’univers du livre, j’ai donc effectué un BTS édition à l’École Supérieure des Arts et des Industries Graphiques, l’école Estienne.

Parallèlement à mes études, j’ai rejoint l’association Solidarité Sida à mon arrivée à Paris. C’était un moyen pour moi de rencontrer des gens en dehors de mon cercle d’études. Cela fait bientôt douze ans que je suis bénévole maintenant, mon engagement variant d’une année sur l’autre selon les besoins, mes disponibilités et mes envies. Depuis peu, j’ai commencé à mettre un pied dans l’association Makesense et j’ai participé à plusieurs soirées « Paumé.e.s » et à la Cancer Pride. Je cogite pour organiser à mon tour des petits événements prochainement.

Par ailleurs, j’aime découvrir de nouvelles choses à travers mes lectures, des podcasts ou les rencontres que je peux faire. Côté loisirs, j’aime beaucoup pratiquer des activités créatives : faire de la céramique, du dessin, des bijoux, écrire… Par exemple, j’écris des articles sur des livres pour enfants pour le site Lisons Jeunesse. Enfin, j’essaie de pratiquer régulièrement la méditation depuis quelques temps maintenant, cela me fait beaucoup de bien et m’aide à me recentrer, comme le pilates ou le yoga. »

2. Quel est ton parcours professionnel ?

« Mes études d’histoire de l’art, notamment d’histoire de la photographie, et d’édition m’ont permis de faire des stages en maison d’édition de livres de photographie et de littérature. J’ai également effectué un stage en agence de photographie où j’ai pu participer à l’organisation d’expositions, ce qui m’a beaucoup plu.

Par la suite, j’ai eu du mal à trouver du travail. J’ai fini par travailler dans une agence de publicité pour la grande distribution. Ce n’était pas ce que je recherchais, mais j’avais besoin de travailler. Cela m’a apporté des connaissances pratiques dans ce domaine, notamment en relation clients. Après cela, j’ai eu des postes d’assistantes d’édition ou de direction dans les secteurs de la culture et de l’édition.

Puis, à la suite d’une longue maladie j’ai commencé à me poser des questions sur ma place au travail et dans la société. Qu’est-ce que je voulais faire de ma vie ? J’étais très heureuse de revenir au travail, puis j’ai dû le quitter. Par la force des choses, cela a accéléré mon questionnement. »

3. Et aujourd’hui ? Quels sont tes projets professionnels ?

« Actuellement, je dirais que je suis « en transition ». Dans mon parcours, j’ai enchaîné les expériences professionnelles. Toutes m’ont beaucoup apportées à différents niveaux. À côté de cela, il y a une constance : mon engagement associatif. Aujourd’hui, je cherche à m’engager davantage dans la société, à le faire à mon échelle professionnellement. Je souhaite avoir un impact tangible sur la société à travers mes actions, que cet impact soit palpable de façon plus immédiate.

Je recherche un poste d’assistante polyvalente ou de communication ou de chargée de mission dans les secteurs de la santé, de l’ESS ou du développement durable. Je prospecte, je fais de la veille, je réponds à des annonces, je m’informe… Et je reste attentive aux propositions que je vois dans le secteur de l’édition et de la culture qui seraient alignées sur mes nouvelles envies. »

4. Comment as-tu entendu parler de Mon Job de Sens ? Pourquoi as-tu eu envie de suivre la formation « Boostez votre candidature » ?

« Les choses sont bien faites parfois ! La semaine où je finissais mon travail, j’ai regardé les événements qu’organisaient La Recyclerie et je suis tombée sur la rencontre « Papote et popote » avec Laura, fondatrice de Mon Job de Sens. Je n’ai pas hésité à y aller, cela reflétait exactement les questions que je pouvais me poser.

Nous étions une douzaine et le temps d’un déjeuner, nous avons échangé autour des problématiques qui nous animent, à savoir notre quête de sens au travail. Selon chacune, cela pouvait revêtir un sens différent. Laura nous a raconté son parcours, comment elle avait créé Mon Job de Sens et nous a parlé du programme Ikigai. C’était un échange très enrichissant.

À la suite de cette rencontre, je me suis intéressée à ce que proposait Mon Job de Sens. Je ne me sentais pas prête à faire une formation longue comme la formation Ikigai. J’ai vu alors qu’ils proposaient également des formations plus courtes, comme « Boostez votre candidature pour la transition écologique et l’ESS », c’était exactement ce qu’il me fallait. »

5. Quels ont été les bénéfices de cette formation pour toi ?

« La formation durait une journée, nous étions une dizaine. C’était l’occasion de rencontrer des personnes dans le même questionnement que moi. Cela m’a beaucoup apporté sur le plan personnel comme professionnel et cela a dépassé mes attentes. Nous avons appris à prendre conscience de nos talents et de nos freins, à comprendre les logiques de recrutement, quel discours avoir auprès d’un recruteur si l’on change de voie, etc.

En sortant de cette journée de formation, je me suis sentie revigorée. À cette période, je me préparais pour mon premier entretien et j’avais des blocages pour aborder certaines questions difficiles en entretien. La bienveillance d’Olivier et de Céline, ainsi que celle des personnes également en formation, m’ont particulièrement aidée à avancer. Pour mon deuxième entretien, je me suis sentie beaucoup plus à l’aise. Je suis dans l’attente d’une réponse pour le moment, et je sais que, même si le résultat s’avérait ne pas être celui escompté, j’ai avancé sur mon cheminement personnel.

Ce qui est plaisant avec Mon Job de Sens, c’est qu’Olivier et Céline restent présents après notre formation. Ils continuent à nous apporter leur expertise. Un lien est maintenu entre les personnes formées et nous partageons nos parcours, les événements qui nous intéressent, nos sources d’inspiration. Nous nous entraidons dans notre transition. Et les rencontres mensuelles sont l’occasion de nous retrouver. »

6. C’est quoi pour toi un « job de sens » ?

« Pour moi, un « job de sens », c’est un travail où je me sentirais bien, avec un impact direct positif sur la société, qui serait tangible. »

7. As-tu quelque chose à ajouter ?

« Si vous avez envie de vous engager bénévolement ou professionnellement pour apporter votre pierre à l’édifice d’une société plus juste et plus encline à vos convictions et vos valeurs personnelles, je ne peux que vous inciter à le faire, si vous en avez les moyens. La vie est trop courte pour s’empêcher d’aller où notre cœur nous porte, les accidents de la vie peuvent arriver tellement vite. Et si vous hésitez à vous lancer dans votre transition, je vous invite à réfléchir à vos freins et à vos envies et à vous rapprocher d’organismes comme Mon Job de Sens, Ticket for change, Makesense… Des fois, c’est seulement une question de confiance et si on est entouré par les bonnes personnes, il n’y a plus qu’à se lancer. »

Un grand merci, Léa, pour ton témoignage !

Les formations de Mon Job de Sens vous intéressent ? Retrouvez les prochaines dates ici. Vous pouvez aussi vous inscrire à notre newsletter pour recevoir toutes nos actus !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.