Un job pas « ouf ». C’est, paraît-il, ce à quoi aspire une grande partie de la nouvelle génération.
Dit comme ça, l’expression peut faire sourire. Elle peut donner l’impression d’un renoncement collectif ou d’un désintérêt pour le travail. Et pourtant, quand on prend le temps d’écouter ce qui se cache derrière ce « pas ouf », on comprend assez vite qu’il ne s’agit pas d’un désengagement, mais bien d’un déplacement profond des attentes.
Un job pas ouf, ce n’est pas un job sans intérêt, c’est un job qui ne rend pas fou.
Un travail qui laisse de la place pour autre chose : une passion, une vie personnelle, un engagement associatif, du repos, ou simplement le droit de vivre sans être constamment sous pression.
C’est en tout cas ce que plusieurs médias ont mis en lumière ces dernières semaines. France Inter y a notamment consacré une chronique, en s’appuyant sur deux études publiées par le New York Post et Fortune, qui pointent une évolution très nette des aspirations professionnelles.
Le retour en grâce des jobs « chiants »
Selon ces études, la tendance serait à ce que l’on appelle des jobs « chiants ». Une expression volontairement provocatrice, derrière laquelle se cachent en réalité des critères très précis : moins de stress, moins de charge mentale, des horaires prévisibles, un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et une relation au travail qui ne soit plus fondée sur le sacrifice permanent.
pour retrouver du sens dans votre job
Ce guide est pour vous si :
✅ Votre job ne vous passionne plus
✅ Vous ne trouvez plus de sens
✅ Vous vous sentez fatigué·e, un peu perdu·e
Dans ce contexte, le métier jugé le plus « hype » du moment serait… comptable. Oui, oui, comptable.
Dans le même temps, on observe un regain d’intérêt très fort pour les métiers manuels et artisanaux : plomberie, électricité, menuiserie, métiers de bouche, artisanat au sens large.
Chez Mon Job de Sens, cette vision nous parle énormément. Nous sommes convaincu·es depuis longtemps que ces métiers, souvent perçus comme ordinaires ou peu valorisés, sont en réalité profondément essentiels. D’ailleurs, il y a quelques mois, nous avions consacré une tribune à ce sujet dans Ouest-France, intitulée : « Couturières, soudeurs, artistes : les invisibles d’un futur désirable ».
Les métiers qui changent le monde… une définition trop étroite
Dans la chronique de France Inter, comme dans d’autres articles qui ont relayé cette tendance des jobs pas ouf, revient souvent la même idée : les métiers qui « changent le monde » n’auraient plus la cote.
Et c’est précisément là que nous ne sommes pas d’accord.
Très souvent, les médias réduisent les métiers qui changent le monde à une catégorie bien spécifique : les ONG, les associations, les causes militantes visibles et identifiées comme telles. Or, cette vision est beaucoup trop restrictive.
Les métiers qui changent le monde sont partout : on peut être comptable dans une structure de l’économie sociale et solidaire, on peut être gestionnaire, responsable administratif, logisticien·ne, chargé·e de maintenance, et contribuer concrètement à des projets utiles, durables et ancrés sur les territoires.
Et surtout, il y a tous ces métiers manuels et techniques, trop souvent relégués à l’arrière-plan, alors qu’ils sont en première ligne de la transition écologique et sociale. Les chaudronniers, les soudeurs, les réparateurs, les techniciens chauffagistes, les maçons, les menuisiers, les électriciens ne théorisent pas la transition : ils la rendent possible, tangible, concrète.
Ils fabriquent, réparent, isolent, rénovent, reconditionnent et donnent littéralement corps à une société plus sobre, plus circulaire et plus résiliente.
L’artisanat : des métiers qui recrutent et qui ont du sens
Et ce constat ne repose pas seulement sur des convictions : il est largement confirmé par les chiffres. Sur la liste des métiers en tension en 2025, qui varie selon les régions, les activités de l’artisanat au sens large sont très largement représentées. Tous les secteurs recrutent, et les besoins sont massifs.
Selon une enquête Ifop relayée par les Chambres de Métiers et de l’Artisanat,
- 88 % des Français estiment que les métiers de l’artisanat sont épanouissants,
- 86 % les jugent utiles socialement,
- et 82 % considèrent qu’ils jouent un rôle important dans la transition environnementale.
Comme le rappelle Joël Fourny, président de CMA France, on recherche aujourd’hui des plombiers-chauffagistes, des boulangers, des pâtissiers, des bouchers, des coiffeurs, des menuisiers… dans absolument tous les territoires.
Et au-delà du recrutement, il y a un autre enjeu majeur : 300 000 entreprises artisanales seront à reprendre dans les dix prochaines années.
Autrement dit, ces métiers offrent non seulement des débouchés, mais aussi des perspectives de transmission, d’entrepreneuriat et d’ancrage local.
Et si le vrai luxe, c’était un job soutenable ?
Chez Mon Job de Sens, nous sommes profondément convaincu·es d’une chose : changer le monde passe aussi par le fait de ne pas s’épuiser en chemin.
Avoir du temps libre, une bonne santé mentale, un rythme de vie soutenable, ce n’est pas un luxe individuel, c’est une condition collective pour pouvoir s’engager sur le long terme.
Un job pas ouf n’est pas un job sans impact, c’est souvent un job plus aligné, plus local, plus compatible avec une vie citoyenne, engagée et collective.
C’est en ralentissant, en refusant l’hyperproductivité et le « toujours plus », en réinvestissant des métiers concrets et utiles, que l’on participe aussi à transformer la société.
Alors oui, sans ironie aucune : vive les jobs pas ouf !
Et si ces questions vous traversent, sur votre rapport au travail, votre place, votre manière de contribuer, chez Mon Job de Sens, nous sommes là pour vous accompagner à y voir clair, à votre rythme, et selon vos propres critères.





