
Reconversion professionnelle à 40 ans : du commerce au tourisme grâce au bilan de compétences
À 40 ans, après avoir dirigé deux commerces, Marie ne savait plus quelle direction donner à sa vie professionnelle. Elle décide alors de faire un bilan de compétences avec Mon Job de Sens pour mieux comprendre ses talents, ses compétences et ce qu’elle pourrait faire en dehors du commerce. Quelques mois plus tard, elle rejoint l’Office de Tourisme de sa ville.
Une reconversion professionnelle qui lui permet de valoriser son expérience dans le commerce, de retrouver confiance en elle et de découvrir de nouvelles possibilités pour la suite de son parcours.
À 40 ans, le sentiment de pouvoir faire autre chose
Lorsque Marie décide de réaliser un bilan de compétences en 2022, elle travaille depuis toujours dans le commerce. Elle a déjà eu deux commerces, et dirige alors un magasin de loisirs créatifs dans lequel elle a investi beaucoup de temps, d’énergie et d’elle-même.
La gestion du magasin est très chronophage et, malgré son investissement, Marie ne gagne pas suffisamment sa vie. Mais au-delà de ces questions très concrètes, une autre interrogation prend de la place : celle du sens qu’elle souhaite donner à la suite de sa vie professionnelle.
« À cette période, je sentais que je pouvais être un peu plus utile », raconte-t-elle.
Comme beaucoup de personnes qui envisagent une transition professionnelle, Marie n’avait pas nécessairement un métier précis en tête. Elle savait qu’elle avait acquis de nombreuses compétences au fil des années. Mais lesquelles, exactement ? Et surtout, que pouvait-elle en faire en dehors du commerce ?
« J’ai fait le bilan avant tout pour en savoir plus sur moi. Je voulais savoir si j’étais douée dans quelque chose. »
Faire un bilan pour apprendre à se regarder autrement
Marie choisit de réaliser son bilan de compétences avec Clémence, qu’elle connaissait déjà grâce à son magasin. Et le bilan lui permet de porter un regard entièrement nouveau sur elle-même.
« Tout d’un coup, on se sent différent, unique », explique-t-elle.
Au cours de l’accompagnement, Marie prend conscience de compétences qu’elle utilisait presque sans y penser et comprend également mieux ce qui lui convient et ce qui ne lui convient pas.
« Je me suis rendu compte qu’il y avait une grande différence entre s’intéresser aux gens et exercer un métier du soin. Moi, faire des liens entre les personnes, c’est quelque chose que je sais faire et que j’aime vraiment. »
Le travail autour de ses talents naturels, notamment grâce au test CliftonStrengths de Gallup, participe également à cette prise de conscience.
Et si toutes ces années dans le commerce n’étaient pas à laisser derrière soi ? Après son bilan, Marie prend une décision importante : elle vend son magasin.
Il faut alors trouver la suite.
Alors que tourisme ne fait pas partie des secteurs vers lesquels elle envisage spontanément de se tourner, elle tombe sur une annonce à l’Office de Tourisme de sa ville.
« Je n’aurais pas été vers cette annonce de moi-même. Mais finalement, en regardant les compétences demandées, je me suis rendu compte que ça correspondait beaucoup à ce que je savais faire. »
Marie postule, elle est recrutée. Son expérience dans le commerce, qu’elle envisageait peut- être comme un parcours dont il fallait s’éloigner, devient finalement l’un de ses principaux atouts.
Son talent d’adaptabilité lui permet notamment de prendre rapidement ses marques dans ce nouvel environnement. Aujourd’hui, cela fait deux ans et demi que Marie travaille à l’Office de tourisme. Dans son quotidien, elle échange avec les visiteurs, mais aussi avec les commerçants et les acteurs du territoire. Et cette dimension lui tient particulièrement à cœur.
« Je suis très pro-commerçants », dit-elle en souriant.
En réalité, lorsqu’elle regarde son parcours, Marie s’aperçoit qu’elle se dirigeait peut-être déjà dans cette direction sans vraiment le savoir. Dans son magasin de loisirs créatifs, elle mettait notamment en avant des créateurs locaux. Aujourd’hui, elle continue de valoriser des personnes, des savoir-faire et un territoire auquel elle est attachée.
Le contexte a changé, mais une partie de ce qui l’anime est restée la même.
« Finalement, je me dirigeais déjà vers ça sans m’en apercevoir. »
Retrouver confiance en soi et se sentir capable de nouveau
Au-delà du changement de métier, Marie insiste surtout sur ce que cette transition a transformé dans son rapport à elle-même.
« Je me sens beaucoup plus sûre de moi. Je n’ai plus du tout le syndrome de l’imposteur que j’avais avant. »
Et, surtout, Marie ne considère plus son âge comme un obstacle. À 40 ans, elle pense que l’on se trouve à un moment particulièrement intéressant pour se poser de nouvelles questions.
« C’est le moment où tu as acquis de l’expérience, mais où tu peux encore faire des millions de choses. » « Le monde s’est ouvert à moi »
Pour Marie, le bilan de compétences n’a finalement pas eu uniquement des conséquences sur sa vie professionnelle. Il a marqué le début d’une période plus large de transformation.
« Toute ma vie a changé, même personnellement », raconte-t-elle.
Son regard sur elle-même a évolué. Sa confiance aussi. Et, là où elle avait auparavant l’impression d’être enfermée dans son quotidien, elle voit désormais davantage de possibilités. Elle envisage même déjà de refaire un bilan à 50 ans.
« Peut-être qu’on devrait tous faire un bilan de compétences à certains moments de notre vie. Parfois, on s’endort un peu sur sa vie, et c’est dommage. »
Aujourd’hui, lorsqu’elle repense à la femme qu’elle était quelques années plus tôt, Marie mesure le chemin parcouru.
« J’ai plein d’espoir que je n’avais pas il y a cinq ans. Avant, j’étais dans mon petit monde à grogner. Aujourd’hui, le monde s’est ouvert à moi à 360 degrés. »
FAQ
Peut-on faire une reconversion professionnelle à 40 ans ? Oui. À 40 ans, une reconversion peut s’appuyer sur une expérience professionnelle déjà riche et sur des compétences développées au fil des années. L’enjeu est notamment d’identifier ce qui peut être transféré vers un nouveau métier ou un nouveau secteur.
Est-il trop tard pour changer de métier à 40 ans ? Non. Il n’existe pas d’âge limite pour faire évoluer son parcours professionnel. Une transition à 40 ans peut justement permettre de s’appuyer sur son expérience tout en donnant une nouvelle direction à sa vie professionnelle.
Un bilan de compétences peut-il aider à changer de secteur ? Oui. Le bilan de compétences permet de prendre du recul sur son parcours, d’identifier ses compétences, ses talents, ses motivations et ses besoins, puis d’explorer des pistes professionnelles qui ne sont pas forcément évidentes au départ.