
Bilan de compétences et quête de sens : sortir des “bureaux climatisés” pour rejoindre le réel
À 37 ans, après dix ans dans des fonctions commerciales, Barthélémy ressent le besoin de donner davantage de sens à son travail et de mettre ses compétences au service de la transition écologique et sociale. Après plusieurs expériences dans des entreprises à impact, il choisit de faire un bilan de compétences avec Mon Job de Sens pour structurer sa reconversion et trouver une voie professionnelle plus alignée avec ses valeurs.
Il nous raconte son déclic, son parcours et la manière dont il est passé de l’éparpillement à un projet professionnel concret dans le secteur de l’insertion.
Le déclic : Sortir des « bureaux climatisés » pour rejoindre le réel
Quel a été l’élément déclencheur de ta remise en question ?
Ça s’est fait en deux étapes. Il y a trois ans, alors que je développais un logiciel de recrutement pour les RH, j’ai lu “Le Monde sans fin” de Jean-Marc Jancovici. Ça a été un choc. Je me suis dit : « On fait face à des urgences vitales et je suis totalement à côté de la plaque ».
A la suite de cela, j’ai d’abord rejoint des structures labellisées à impact (Jobs that makesense, Axa Climate), mais j’ai fini par ressentir un nouveau décalage. On parlait de climat dans des bureaux climatisés, mais je n’étais pas encore dans le « réel ». Je sentais que je n’étais pas à ma juste place. J’avais besoin de choix plus radicaux, d’aller sur le terrain.
Pourquoi un bilan de compétences ?
Pourquoi avoir choisi de faire un bilan de compétences à ce moment-là ?
J’avais des idées, mais elles étaient dispersées. En novembre 2025, j’ai décidé de m’offrir ce temps pour acquérir une méthodologie. L’objectif était clair : aligner mon métier avec les besoins du monde, tout en comprenant ce que moi, je pouvais concrètement apporter.
Comment as-tu choisi Mon Job de Sens ?
J’ai benchmarké quatre ou cinq structures. Le contenu des bilans de compétences est souvent normé, mais une personne m’a dit : « Ce qui fera la différence, c’est le feeling avec ton coach ». J’ai écarté les structures avec qui j’avais eu un contact avec les commerciaux et j’ai resserré sur mon feeling avec les coachs. J’ai adoré l’énergie et le parcours de Julie. J’ai pris la décision avec mes tripes.
L’expérience : 3 mois pour assumer ses talents
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué durant ces trois mois ?
C’est un luxe fabuleux de s’offrir ce temps de réflexion. J’ai beaucoup aimé l’approche par les talents (via le test Gallup). Je connaissais bien la psychométrie et j’avais plutôt conscience de mes talents naturels, mais le débriefing avec Julie m’a permis d’ancrer et de légitimer mes forces naturelles.
J’ai réalisé que ma communication et ma positivité étaient de vrais talents professionnels. Avant, je ne savais pas comment les revendiquer. Aujourd’hui, je sais que cette énergie positive est une force que je peux insuffler autour de moi.
J’ai aussi beaucoup aimé l’exercice des parcours de vie. J’ai bien aimé le fait de dessiner. ça permet de bien incarner sa vision. Ça m’a aidé à imaginer des scénarios pour une vie épanouissante, sans frustrations.
Le projet pro : L’insertion plutôt que la performance
Vers quoi ce cheminement t’a-t-il mené ?
Au début, je ne pensais pas changer radicalement de métier, je cherchais surtout à transférer mes compétences. En travaillant sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) avec Julie, le secteur de l’emploi dans lequel j’évoluais déjà continuais de m’appeler et l’insertion professionnelle est devenu une évidence.
Pendant 10 ans, j’ai vendu des outils à des RH pour recruter les meilleurs profils, des gens déjà « en haut de l’échelle ». Mais la réalité, c’est qu’il y a énormément de personnes précaires qui ne trouvent pas d’emploi. C’est là que le besoin est le plus fort, et c’est là que je veux contribuer.
Comment abordes-tu la question du salaire, souvent délicate dans l’impact ?
C’est une idée à déconstruire. En tant qu’ancien entrepreneur, je savais déjà vivre avec moins, mais là, j’ai dû inverser la réflexion : « De combien ai-je réellement besoin pour vivre ? ». Dans l’insertion, les salaires sont bas. C’est un cheminement qui demande de la déconstruction pour ne pas générer de frustration.
L’importance du collectif et du plaisir
Tu es aussi très actif et engagé en dehors du travail, notamment via l’improvisation ?
Oui ! Avec un groupe de personnes (dont ma compagne) , on fait du théâtre d’impro engagé avec le projet « Il était une fois demain ». Le point de départ, c’était le plaisir pur et la création de lien. C’est la même énergie que j’ai retrouvée en étant bénévole pour les Ecoles Etre ainsi qu’à la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC). Être entouré de gens qui pensent comme toi crée une cinétique incroyable. Ça avance plus vite, il y a un emballement positif.
Le mot de la fin ?
Que dirais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer dans un bilan de compétences ?
Foncez. S’offrir trois mois dans une vie pour réfléchir à soi, c’est un cadeau précieux et constructif. Je fais aujourd’hui une promotion active du bilan de compétences autour de moi. C’est le meilleur moyen de passer de l’éparpillement à une action structurée et alignée.
FAQ
Pourquoi faire un bilan de compétences quand on veut donner plus de sens à son travail ? Un bilan de compétences permet de prendre du recul sur son parcours, ses compétences, ses talents et ses valeurs afin de construire un projet professionnel davantage aligné avec ses aspirations et les besoins auxquels on souhaite contribuer.
Un bilan de compétences peut-il aider à changer de secteur professionnel ? Oui. Le bilan permet d’identifier les compétences transférables et d’explorer différents secteurs ou métiers pour construire un projet de reconversion réaliste et cohérent.
Comment trouver un métier aligné avec ses valeurs ? Il est utile de croiser ses valeurs, ses compétences, ses talents, ses besoins et ses envies avec les réalités du marché de l’emploi. Un bilan de compétences peut aider à structurer cette réflexion.
Peut-on faire une reconversion professionnelle vers un métier à impact ? Oui. Une reconversion vers l’Économie Sociale et Solidaire, la transition écologique, l’insertion ou d’autres secteurs à impact peut s’appuyer sur des compétences acquises dans son parcours professionnel précédent.